Virginie Saint Martin en Oslo

by Virginie Saint Martin
by Virginie Saint Martin

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Workshop to Oslo, titled : « Meet the masters ».

Lanterna Magica(Paul René), association scandinave des chefs opérateurs m’invite à Oslo, lors du week end du 14 et 15 novembre sur le thème des femmes chef op !!!Le fameux thème.Perturbés qu’ils sont de n’avoir aucune femme chef opératrice reconnue en Norvège ou du moins faisant du long métrage . Me voici invitée , en tant que telle, avec Jeanne Lapoirie (fr), Natasha Braier (UK) et Alandra Lasmanis (Suède), était , également attendue Ellen Kurras (USA) qui n’a pu venir… que j’avais très envie de rencontrer.

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from left to right: Cinematographers Natasha Braier UK, Andra Lasmanis, Sweden, Virginie Saint Martin, Belgium and Jeanne Lapoirie, France. Behind row: Paul René Roestad Imago & FNF, and Rolv Haan FNF (moderator).

Samedi 14 Novembre, quatre heure du matin,je viens de terminer sur une aire de parking Luxembourgeoise , le dernier film de Jeanne Labrune.Mon avion pour Coppenhage est à 9h2o.La journée se passe comme une longue et interminable nuit puisque j’arrive à Oslo vers 15h30 dans la nuit noire et …blanche de neige ! Je n’ai jamais « conférencé » pour un « workshop » et je trouve le sujet un peu réchauffé .Je n’ai pas l’intention de débattre sur les différentes fonctions qui nous pré et occupent, entre la mère, la femme et la chef op !!

Acceuillie par RÖLV, collègue tout ce qu’il y a de plus photographique,nous choisissons des extraits de certains films que j’ai éclairés, de « Liaisons pornographique », « la femme de Gilles »à « I’m from Tito Véles »(caméra d’argent à Manaki Brothers). Nous nous présentons l’une l’autre. Jeanne ayant commencé le workshop le samedi matin, suivie d’Alandra, je dois débuter le dimanche.Curieuse de l’audience, je scrute les gens qui traînent dans le hall de la maison du cinéma.Beaucoup de femmes, d’étudiantes et des chefs op masculin.

On nous parle de « female » DOP, je me sens comme un animal que l’on visite. Après une soirée bien arrosée, nous restons, Alandra, Jeanne et moi, à parler de nos vies, nos métiers…nos enfants !!Depuis longtemps les deux hommes organisateurs nous ont quittées, épuisés de nos bavardages.

L’alarme incendie de l’hôtel nous retrouve en pijama dans le lobby vers 5h30 du matin, je n’ai plus envie de me recouchée, je passe mes chaussettes à Alandra qui est descendue trop vite.Un taxi m’emmène chez ma grand mère norvégienne, tout en me perdant dans une zone industrielle déserte.O7h30, j’arrive face à un breakfirst tout ce qu’il y a de plus norvégien dans l’estomac, saumon cru et hareng sauce dill.Repue, je repars vers la « cinéma huss » où attendent une cinquantaine de personnes.La nuit ne s’est toujours pas levée.Je désespère de voir la lumière du jour à Oslo.

Voilà, il faut y aller.Rölv m’invite sur l’estrade, micro et verre d’eau sont de mise.C’est comme à l’école, c’est toujours la première phrase qui est difficile à sortir et puis, les extraits passent, les questions fusent entre techniques et logistiques, du nom de la série d’optique , à pour ou contre le numérique, de l’autorité féminine au machisme de base, (je vous rassure, je n’ai balancé aucuns nom…et pour cause),…en fait ce fut un échange sur notre métier, et avec ou sans seins, nous faisons tous le même boulot.Je constate alors, que ce n’est pas tant la différence entre l’homme et la femme qui fait différentes images, mais bien nos personnalités.Qu’il est déjà midi et demi, que j’aurais pu encor parler des heures.

virginie saint martin

Peu de femmes chef opératrice en scandinavie me semble plus du à la culture et à la crainte de leure fragilité.Le « mouvement des femmes pour le cinéma » nous propose un clip de portrait de femmes chef op.

Je me suis permise de leur dire que le combat n’était pas de se défendre en tant que femme mais en tant que chef opératrice.Jeanne semble d’accord, mais peut être avons nous la chance d’être du bon côté de l’Europe ?!Difficil d’imaginer en si peu de temps leur combat, de plus, leur collègues masculins ont l’air tout à fait prêt à partager ;

Ce qui est passionnant ,c’est l’échange entre nous tous…entre nous toutes. Je reprends mon train express pour l’aèroport, la nuit est revenue, probablement partie lorsque j’étais en conférence.Alandra me propose de venir faire un « workshop » à l’institut de cinéma à Stokholm. Il est temps que je me mette aux langues scandinaves.Et que je dorme une vraie nuit avant de retourner faire l’autre maman après deux mois de tournage.

A refaire.

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